Le retour de baton !(de chocolat)

Salut, De retour en Normandie suite à notre atterrissage un peut forcé à Lorient. Le bateau a été expertisé et nos craintes se sont révélées justes. C’est triste de casser un bateau mais ça fait partie du jeu. Jardin bio entrera bientot en chantier pour en sortir grandi, optimisé pour le rendez vous de benoit l’hiver prochain « la route du rhum ». Benoit continue sa route des coops… Je lui souhaite d’y arriver cette fois ci. Voilà, dans tout ça il faut maintenant se tourner vers l’avenir. Mon esprit se tourne de nouveau vers l’horizon salé. A l’heure du gigantismes des maxi multicoques, des budgets faramineux, de la multiplication des courses au larges tellement nombreuses que le public en perd son nord… L’accès à la course au large aurait il terni la portée des exploits réalisés par nos ancètres sur leurs galions , ces hommes qui furent les premiers grands voyageurs, les premiers à fouler les terres de découverte, les premiers a se confronter aux caprices de l’océan ; à traverser ces grandes étendues salées… Alors je me pose cette question depuis quelques temps : Pourquoi ne pas renouer avec ces traditions ? Non pas que je veuille reprendre la mer sur un galion ni prétendre a découvrir de nouveaux continent. Ces hommes partaient alors pour l’inconnu, le coté sombre de leurs certitudes… Non. C’est plutôt un sentiment d’affranchissement ? Se séparer de toutes obligations liées à une course au large avec son organisateur, ses medias aveuglés par les strasses et paillettes. Prouver que la liberté existe toujours… Mes envies se tournent vers ce qui est inédit, interdit, bien qu’on ne sait pas trop qui a dit que c’était interdit ! Hors des limites fixées par ces amiraux qui n’ont jamais mis les pieds sur une barque. Une transat ou plutôt, un record ! Quelque chose d’extreme, no limit, pas de règle si ce n’est celle de traverser l’atlantique nord sur un voilier de 6m50 , en solitaire , à l’aide de l’énergie du vent et sans énergies fossiles a bord New York / cap Lizard ni plus ni moins ! Le projet secret brule en moi depuis plus d’un an déjà : Devenir le premier à établir un temps de référence sur ce parcours historique en mini 650 ! Faire un pied de nez a ces lingots d’or qui traversent les océans en trois jours et demi ! Une transat pour les océans, une ligne de conduite écologique, un pont d’espoir entre les Etats unis et l’Europe . Une idée de la liberté qui ne doit jamais disparaître. En parlant de tout ça j’ai la chair de poule qui monte , monte, Envie, Passion, gnac… La gorge nouée par l’émotion qui me prend à chaque fois que je pense à ce projet un peu fou mais tellement proche de mes réalités… L’amour pour ces mini 6.50 , leur beauté, leurs performances extraordinaires , l’envie de vous parler de l’océan autrement que par des classements et des analystes au micro à terre. L’envie de partager, ma passion pour ce qui reste l’écosystème numéro un sur la planète, cet endroit ou la mer et l’atmosphère ne font plus qu’un . Ses humeurs , sa place sur terre, le respect que nous devrions tous lui témoigner.

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